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7 septembre 2026 Rechercher
Contraception

Stérilet cuivre ou hormonal : choisir selon tes règles

Le stérilet au cuivre et le stérilet hormonal protègent tous deux très efficacement d’une grossesse, sans geste quotidien. Le choix bascule surtout selon tes règles actuelles, ton rapport aux hormones, la durée souhaitée et les conditions de pose que tu veux pouvoir discuter. Voici ce qui les distingue concrètement, y compris la douleur, l’analgésie et le retour de fertilité.

Écrit par La redaction 5 sources citées et datées Mis à jour le 6 septembre 2026 14 min
Comparaison illustree d'un sterilet au cuivre et d'un sterilet hormonal

Le choix se joue d’abord sur tes règles et ton rapport aux hormones

Établi : les deux dispositifs intra-utérins, ou DIU, sont des contraceptions très efficaces et réversibles. Le DIU au cuivre agit localement grâce au cuivre. Le DIU hormonal libère du lévonorgestrel, un progestatif, principalement dans l’utérus.

Le critère le plus utile n’est pas « lequel est le meilleur ? ». Il est plutôt : « À quoi ressemblent mes règles aujourd’hui, et qu’est-ce que je souhaite éviter ou accueillir dans les prochaines années ? » Des règles déjà abondantes, longues ou douloureuses orientent souvent la discussion vers un DIU hormonal. Le souhait d’éviter toute hormone, même à faible diffusion générale, peut orienter vers le cuivre.

Deux options efficaces, deux expériences souvent différentes

DIU au cuivre

Une option sans hormone

  • Ne contient pas de progestatif ni d’œstrogène.
  • Convient souvent quand l’absence d’hormone est le critère prioritaire.
  • Peut augmenter le flux des règles et les crampes menstruelles.
  • Est aussi une option de contraception d’urgence dans les 5 jours.
  • Dure souvent 5 ans en France, selon le modèle.
  • Son coût d’achat est généralement plus faible que celui d’un DIU hormonal.

DIU hormonal

Une action contraceptive avec progestatif local

  • Libère du lévonorgestrel dans l’utérus.
  • Réduit souvent l’abondance et la durée des règles.
  • Peut entraîner des saignements irréguliers au début, puis une absence de règles.
  • Existe en plusieurs tailles et durées, de 3 à 8 ans selon le modèle.
  • Peut occasionner des effets liés au progestatif, variables selon les personnes.
  • Coûte davantage à l’achat, avec une prise en charge partielle ou totale selon la situation.

Ce que chaque DIU change réellement aux règles et aux effets indésirables

Avec le DIU au cuivre, des règles parfois plus présentes

Établi : le cuivre peut rendre les règles plus abondantes, plus longues ou plus douloureuses. Cet effet est souvent plus marqué au cours des premiers cycles, puis peut s’atténuer. Il compte particulièrement lorsqu’il existe déjà une anémie, des règles très abondantes ou des douleurs qui perturbent le travail, le sommeil ou la vie quotidienne.

Établi : le DIU au cuivre n’entraîne pas d’effets liés à un progestatif puisqu’il n’en contient pas. Cela ne signifie pas qu’il est neutre pour toutes les personnes : l’évolution des saignements et des douleurs de règles peut suffire à le rendre peu adapté à une situation donnée. Un changement de DIU reste possible si l’expérience ne correspond pas au choix initial.

Avec le DIU hormonal, moins de sang, mais une phase d’adaptation

Établi : avec un DIU hormonal, des saignements irréguliers ou des petites pertes sont fréquents pendant les premiers mois. Ensuite, les règles deviennent souvent moins abondantes, plus courtes ou absentes. Cet effet explique que certains DIU hormonaux soient également utilisés pour les règles abondantes, selon leurs indications précises.

Probable : certaines personnes rapportent de l’acné, une sensibilité des seins, des maux de tête ou des variations d’humeur avec un DIU hormonal. Ces symptômes peuvent avoir plusieurs causes, et leur lien individuel avec le DIU n’est pas toujours simple à établir. Les notices du modèle envisagé et l’histoire médicale personnelle aident à peser ce risque sans le minimiser ni le grossir.

Comparaison pratique avant de choisir un stérilet
CritèreDIU au cuivreDIU hormonalCe que cela peut faire basculer
Efficacité contraceptiveSupérieure à 99 %Supérieure à 99 %Ce critère ne départage généralement pas les deux.
Effet habituel sur les règlesPlus abondantes ou plus douloureuses chez certaines personnesMoins abondantes, parfois absentes après une phase irrégulièreLe profil de règles actuel est souvent décisif.
HormonesAucuneLévonorgestrel, un progestatif à action surtout localeLe cuivre peut convenir si l’absence d’hormone est prioritaire.
Durée d’utilisationSouvent 5 ans selon le modèleDe 3 à 8 ans selon le modèleLa notice du DIU précis fixe la durée, pas une règle générale.
Contraception d’urgenceOui, dans les 5 jours après un rapport à risquePas l’usage de référence en FranceLe cuivre apporte une option supplémentaire en cas d’urgence.
Prix du dispositif, hors poseEnviron 30 €Environ 125 €La prise en charge, l’âge et les éventuels dépassements modifient le reste à payer.

Prix indicatifs observés dans les informations d’Ameli et les bases publiques du médicament. Ils peuvent évoluer selon le modèle et ne comprennent pas toujours la consultation ou les dépassements d’honoraires.

Durée, taille et retour de fertilité : ce que le modèle change

Établi : la durée dépend du DIU inscrit sur l’ordonnance et de sa notice. En France, les DIU hormonaux ont des durées allant de 3 à 8 ans selon le modèle. Les DIU au cuivre sont souvent indiqués pour 5 ans, avec des durées différentes pour certains dispositifs. La date utile est celle notée par la personne qui réalise la pose, pas celle supposée à partir du type de DIU.

Établi : des DIU de dimensions différentes existent. Une femme n’ayant jamais accouché peut se voir proposer un modèle plus petit, mais ce n’est ni automatique ni une condition de sécurité. Le choix tient à la forme de l’utérus, aux antécédents, à l’aisance de la pose et au modèle disponible. Une taille plus petite ne garantit pas, à elle seule, une pose moins douloureuse.

Établi : après le retrait d’un DIU, il n’existe pas de délai biologique attendu avant le retour de l’ovulation et de la fertilité. Une grossesse peut donc débuter rapidement si aucune autre contraception n’est utilisée. Le délai réel jusqu’à une grossesse dépend aussi de l’âge, de la fréquence des rapports, de la qualité du sperme et d’éventuelles difficultés de fertilité indépendantes du DIU.

Quatre repères chiffrés pour situer le choix

> 99 %

d’efficacité contraceptive pour les DIU au cuivre comme hormonaux.

Organisation mondiale de la Santé

3 à 8 ans

de durée pour les DIU hormonaux selon le modèle et son autorisation de mise sur le marché.

Base de données publique des médicaments

5 jours

après un rapport à risque pour la pose d’un DIU au cuivre comme contraception d’urgence.

Organisation mondiale de la Santé

65 %

de remboursement habituel du dispositif par l’Assurance Maladie, hors cas de prise en charge à 100 %.

Assurance Maladie, ameli.fr

Pose du stérilet : la douleur mérite une discussion avant le rendez-vous

Établi : la pose d’un DIU peut provoquer une douleur brève, souvent décrite comme une crampe intense, mais l’intensité varie beaucoup. Les études disponibles utilisent des échelles et des protocoles différents, ce qui empêche de promettre un niveau de douleur précis. N’avoir jamais accouché est associé, en moyenne, à une douleur plus élevée dans certaines études, sans permettre de prédire l’expérience d’une personne donnée.

Établi : les recommandations des Centers for Disease Control and Prevention, actualisées en 2024, soutiennent une approche individualisée de la douleur. La lidocaïne, utilisée localement ou en bloc paracervical selon les pratiques, peut réduire la douleur de pose chez certaines personnes. Le misoprostol n’est pas recommandé en routine avant une pose, sauf situation particulière, notamment après une pose antérieure non aboutie.

« La douleur anticipée fait partie du choix contraceptif, au même titre que les règles, la durée ou le prix. Elle mérite une réponse concrète avant la pose, pas une banalisation après coup. »

Une sage-femme exerçant en centre de santé , Parole professionnelle recueillie à titre générique

Préparer un rendez-vous de pose où la douleur est prise au sérieux

  1. Nommer ton niveau d’inquiétude

    Une consultation avant la pose permet de dire si la douleur est une crainte centrale, s’il existe des expériences gynécologiques difficiles ou des douleurs pelviennes connues.
  2. Connaître les options proposées

    La question utile porte sur les moyens disponibles dans ce lieu : antalgique, anesthésie locale à la lidocaïne, temps de repos après le geste ou orientation vers une structure plus équipée.
  3. Obtenir une réponse sur le déroulé

    Savoir qui réalise la pose, combien de temps elle dure habituellement et comment le consentement est vérifié réduit l’incertitude sans promettre une expérience indolore.
  4. Prévoir un signal d’arrêt

    La pose reste interrompable à tout moment. Cette possibilité peut être formulée avant de commencer, avec un mot ou un geste convenu avec le ou la professionnelle.
  5. Organiser l’après-rendez-vous

    Une journée allégée et une protection périodique peuvent être plus confortables, car des crampes et des saignements légers sont possibles après la pose.

Stérilet sans enfant : ce que les recommandations disent vraiment

Établi : un DIU peut être proposé à une femme n’ayant jamais accouché, parfois appelée nullipare dans les dossiers médicaux. La Haute Autorité de santé indique que les DIU peuvent être utilisés quelles que soient la parité et la situation conjugale. L’idée selon laquelle le stérilet serait réservé aux personnes ayant eu des enfants est donc dépassée.

Établi : un DIU ne rend pas stérile. Le risque d’infection lié à la pose concerne surtout une infection sexuellement transmissible présente au moment de l’insertion. Le ou la professionnelle évalue donc les symptômes éventuels, le contexte de dépistage et la nécessité d’un test. Le DIU ne protège pas des infections sexuellement transmissibles : le préservatif conserve son rôle lorsqu’il existe un risque d’exposition. Préservatif : éviter les ruptures, les glissements et les oublis détaille ce qui réduit les échecs en pratique.

Certaines situations demandent une évaluation individualisée avant le choix, par exemple des saignements inexpliqués, une infection pelvienne en cours, une malformation connue de l’utérus ou certains antécédents médicaux. Pour un DIU hormonal, un antécédent personnel de cancer du sein fait notamment partie des éléments à discuter avec un médecin ou une sage-femme. Il ne s’agit pas d’une liste d’exclusions à interpréter seule.

Après la pose : fils, expulsion et signaux qui justifient un avis rapide

Établi : un contrôle systématique après la pose n’est pas indispensable pour toutes les personnes selon les recommandations internationales. Un rendez-vous peut néanmoins être proposé selon le contexte. Des fils fins dépassent du col de l’utérus et peuvent parfois être sentis au fond du vagin. Leur contrôle occasionnel peut rassurer, mais les fils ne sont pas à tirer.

Établi : une expulsion, c’est-à-dire la sortie partielle ou complète du DIU, survient le plus souvent dans les premiers mois ou pendant les règles. Un changement net de longueur des fils, l’impression de sentir une partie dure du DIU, ou la découverte du dispositif dans les toilettes ou une protection périodique font évoquer cette situation. La protection contraceptive n’est alors plus assurée.

Les situations où un contact médical rapide est indiqué

  • Une douleur pelvienne intense, nouvelle ou qui augmente au lieu de diminuer.
  • De la fièvre, des frissons, un malaise ou des pertes vaginales malodorantes.
  • Un saignement très abondant, notamment s’il s’accompagne de vertiges ou d’une grande faiblesse.
  • La sensation que le DIU est sorti, est déplacé ou que ses fils ont changé nettement.
  • Un test de grossesse positif, un retard de règles inhabituel avec DIU au cuivre, ou des symptômes de grossesse.
  • L’impossibilité soudaine de sentir les fils, surtout avec douleur ou saignement inhabituel.

Prix, remboursement et contraception d’urgence : les éléments pratiques

Établi : le DIU au cuivre coûte autour de 30 € et le DIU hormonal autour de 125 €, hors consultation de pose. Ils sont habituellement remboursés à 65 % par l’Assurance Maladie sur la base du tarif en vigueur. Pour les femmes de moins de 26 ans, la contraception prescrite, les consultations associées et les examens nécessaires sont pris en charge à 100 %, sans avance de frais dans les conditions prévues par l’Assurance Maladie, hors éventuels dépassements d’honoraires.

Établi : le DIU au cuivre est une contraception d’urgence très efficace lorsqu’il est posé dans les 5 jours suivant un rapport à risque. Il offre ensuite une contraception durable, ce qui le distingue des comprimés de contraception d’urgence. Le délai est court et dépend de la possibilité d’obtenir un rendez-vous : Contraception d’urgence : le mode d’emploi, heure par heure rassemble les options sans attendre.

Une façon simple de trancher avant la consultation

Un DIU au cuivre peut correspondre si l’absence d’hormone compte plus que la perspective de règles possiblement plus fortes, ou si la contraception d’urgence est un besoin possible. Un DIU hormonal peut correspondre si les règles abondantes ou douloureuses pèsent déjà dans la balance, et si l’exposition à un progestatif te convient après discussion. Dans les deux cas, la pose, son coût et l’accès à l’analgésie sont des critères légitimes, pas des détails secondaires.

Une consultation ne t’engage pas à une pose le même jour. Arriver avec trois priorités, par exemple « moins de règles », « sans hormone » et « douleur anticipée », aide souvent davantage qu’une longue liste d’avantages théoriques. Pour replacer ce choix parmi les autres options, Choisir sa contraception : le comparatif des méthodes en 2026 compare aussi l’implant, la pilule, l’anneau et les méthodes barrières.

Les questions que vous vous posez

Le stérilet hormonal contient-il les mêmes hormones que la pilule ?
Non. Le DIU hormonal contient un seul progestatif, le lévonorgestrel, et pas d’œstrogène. Sa diffusion agit surtout dans l’utérus, mais une petite quantité passe dans le sang. Ses effets ne sont donc pas identiques à ceux d’une pilule combinée. Les antécédents médicaux et les effets vécus avec d’autres contraceptions restent utiles à discuter en consultation.
Peut-on poser un stérilet quand on n’a jamais eu d’enfant ?
Oui. La Haute Autorité de santé indique qu’un DIU peut être proposé quelle que soit la parité, c’est-à-dire qu’une femme ait accouché ou non. La pose peut être techniquement plus délicate ou plus douloureuse chez certaines personnes, mais cela ne transforme pas l’absence d’enfant en contre-indication. Le modèle et l’analgésie se discutent au cas par cas.
Combien de temps la douleur dure-t-elle après la pose d’un stérilet ?
Des crampes et des saignements légers peuvent survenir pendant les heures ou les jours qui suivent. Leur durée et leur intensité varient. Une douleur qui devient forte, augmente avec le temps, s’accompagne de fièvre, de malaise ou de pertes malodorantes justifie un avis médical rapide. Le ou la professionnelle qui réalise la pose peut aussi préciser les suites habituellement attendues.
L’absence de règles avec un stérilet hormonal est-elle dangereuse ?
Non, l’absence de règles sous DIU hormonal est un effet connu. Le progestatif maintient généralement l’endomètre très fin, ce qui réduit ou supprime les saignements. Il ne s’agit pas de sang retenu dans l’utérus. En revanche, un changement inhabituel associé à une douleur importante ou à un test de grossesse positif mérite un contact médical.
Que faire si je ne sens plus les fils de mon stérilet ?
L’absence de fils au toucher ne prouve pas à elle seule une expulsion : ils peuvent s’être simplement repliés dans le col. En revanche, la position du DIU ne peut pas être confirmée seule. Un préservatif ou l’absence de rapport vaginal permet de maintenir une protection en attendant le contrôle. Une contraception d’urgence peut être pertinente après un rapport à risque récent.
Le retour de fertilité est-il retardé après le retrait d’un DIU ?
Non, les données disponibles ne montrent pas de délai de retour de fertilité causé par le retrait d’un DIU, qu’il soit au cuivre ou hormonal. Une ovulation peut reprendre rapidement. Le temps nécessaire pour concevoir varie ensuite selon des facteurs indépendants du DIU, notamment l’âge, la fertilité du partenaire et certaines situations médicales éventuelles.
Peut-on retirer son stérilet soi-même ?
Le retrait est réalisé par un médecin ou une sage-femme. Ce geste permet de vérifier que le DIU est retiré en entier, d’évaluer une difficulté éventuelle et de prévoir immédiatement une contraception de relais si une grossesse n’est pas souhaitée. La fertilité pouvant revenir rapidement, le calendrier du retrait mérite d’être anticipé avec le ou la professionnelle.

Ce que cet article ne dit pas. Il donne des repères généraux et des fourchettes, pas un avis sur ta situation. Il ne remplace pas une consultation et ne pose aucun diagnostic. Si un symptôme t’inquiète, s’installe ou change, une professionnelle ou un professionnel de santé reste le bon interlocuteur.

Ce sur quoi nous nous appuyons

  1. Organisation mondiale de la Santé, « Intrauterine devices (IUDs) »
  2. Haute Autorité de santé, « Choisir sa contraception »
  3. Assurance Maladie, ameli.fr, « La contraception »
  4. Centers for Disease Control and Prevention, U.S. Selected Practice Recommendations for Contraceptive Use, 2024
  5. Base de données publique des médicaments, résumés des caractéristiques des DIU commercialisés en France

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